L’inceste psychoaffectif, également connu sous le nom d’inceste dissimulé, est un type d’abus perpétré par de nombreux parents immatures, qui utilisent inconsciemment leurs enfants pour obtenir le soutien psychoaffectif qui leur aurait manqué dans l’enfance ou qui leur fait défaut dans leur vie de couple. Créant un lien spécial avec l’un des enfants, ils le traitent comme s’il était leur partenaire romantique, leur compagnon de substitution, leur mère ou leur père.

 

En quoi l’inceste psychoaffectif est différent de l’inceste sexuel ?

 

L’abus sexuel est perpétré par un parent prédateur narcissique ou par un pédophile psychiquement malade. Ce type de parent hypnotise l’enfant qu’il va violer, en utilisant une forme de manipulation élaborée appelée « toilettage » ou lavage de cerveau. Au moyen de certains gestes plaisants et attentionnés, il calme l’inquiétude de l’enfant au point de l’amener à lui faire confiance. Il lui fait croire qu’il est « bien intentionné ». Il fait douter l’enfant de lui-même, de son interprétation de l’abus, de ce qu’il peut accepter ou pas, de l’importance de ce qui se passe, de « qui » fait « quoi » et qui a fait « quoi » à « qui ». Ses stratégies mélangées s’appellent en anglais : « gaslighting », mot traduit en français comme « détournement cognitif ». Quand un parent transgresse les frontières psychocorporelles de son enfant, par le « gaslighting », ce dernier ne peut que se soumettre en confondant l’amour avec l’abus. Mais en fait il se sent fautif, profondément coupable et honteux. S’il en parle, il serait accusé par le parent prédateur d’avoir menti ou d’avoir provoqué son désir pour lui.

L’inceste psychoaffectif, quant à lui, est perpétré inconsciemment par des parents immatures qui pratiquent l’inceste dissimulé pendant de nombreuses années, sans se rendre compte que, sur le plan psychoaffectif, ils sont restés des enfants.

Par conséquent, ils sont incapables de répondre aux besoins fondamentaux de leur enfant en matière d’ARA : Amour, Respect et Attention. Pourquoi ? Parce qu’ils ne le voient pas tel qu’il est. Ces parents confondent « amour » avec « instrumentalisation » ou avec « dépendance affective ». Ils ne respectent pas les frontières psychoaffectives de leur enfant. Ils empêchent leur enfant de s’individualiser et d’évoluer vers son Autonomie psychoaffective et émotionnelle.

Bien que ce type d’inceste n’implique pas d’abus sexuel, le parent incestuel utilise également certaines stratégies hypnotiques. Par exemple, il fait sentir à son enfant qu’il/elle est spécial(e) et différent(e) de ses frères et sœurs.

 

La dynamique du couple parental incestuel

 

Dans un couple, où l’un de parents est incestuel et l’autre parent ne se rend pas compte des conduites de son partenaire, les deux parents sont infantiles. Inconsciemment, ils font rentrer l’enfant dans la dynamique du «Triangle de Karpman», connu également sous le nom de triangle dramatique. Il s’agit d’une relation à trois, où chacun joue un rôle : l’un de parents joue le rôle de bourreau ou de persécuteur, pendant que l’autre parent joue le rôle de victime ou de persécuté. Leurs enfants jouent le rôle de sauveur de l’un de leurs parents.
Par exemple, si le parent persécuteur est le père, il se fait passer par la victime devant sa fille aînée. Il attire son attention et fait d’elle sa salvatrice, sa petite maman et/ou sa compagne romantique. Alors que la mère victime, attire l’attention de son deuxième enfant. Il deviendra son sauveur, son petit papa et/ou son compagnon de substitution. Voici le cadre :

  • Le père qui joue le rôle de bourreau, se positionne comme étant supérieur. Il attaque sa partenaire, la brime, l’humilie, l’exploite, lui donne des ordres et établit ses propres règles. Il considère sa partenaire comme étant inférieur à lui.
  • La mère qui joue le rôle de victime se positionne comme inférieur. Inconsciemment, elle s’apitoie sur son sort devant ses enfants, tout en attirant les comportements invalidants et dénigrants de son partenaire, parce qu’elle ne peut pas poser ses limites. D’ailleurs, si elle pouvait les poser, elle quitterait cette relation.
  • L’enfant qui joue le rôle de « sauveur » ou de « salvatrice », n’apporte qu’une aide illusoire à l’un de ses parents, car il est incapable d’identifier les jeux de pouvoir psychologiques qui se jouent entre eux. Il ne peut pas éviter donc d’adopter ce rôle émergeant au sein de couple parental. Il confondra ainsi « l’amour » avec « l’inceste psychoaffectif » dont il est l’objet.

Les enfants sont utilisés ainsi pour « équilibrer » le dysfonctionnement du couple, pour pallier la solitude du parent incestuel, pour remplir le manque d’amour du parent victime, etc.
Dans ce triangle dramatique, l’enfant se sent immensément seul sans savoir pourquoi. En fait, ses parents ne lui donnent pas une réelle présence d’adultes. Il devient la victime de deux parents, qui jouent, chacun à leur tour, le rôle de victime. L’enfant qui joue le rôle de sauveur du parent idéalisé croit que ce parent a besoin de lui, car il ressent sa détresse, sa solitude et le vide dans lequel il vit.

L’hypnose identitaire générée par l’inceste psychoaffectif

 

L’hypnose identitaire, est le « personnage » adopté inconsciemment par l’enfant. Ce « faux self », qui est une confusion identitaire, s’appelle aussi « faux moi » ou « personnage ». Ce « personnage » se fige dans son psychisme. C’est-à-dire que son hypnose identitaire affecte sa vision de soi et du monde.

En résumé :

  • L’enfant victime d’inceste psychoaffectif, doute de lui-même et croit qu’il n’est pas ce qu’il devrait être. Il se sent fautif, coupable et honteux d’être ou d’exister.
  • Secrètement, il se sent mauvais ou anormal, ou sans valeur, ou incapable et incompétent, ou inadéquat et nul, ou sans place dans ce monde, ou inexistant, ou seul dans un monde hostile, ou inférieur et incomplet, ou impuissant et démuni, ou sans amour.
  • En occultant sa croyance de base et en refoulant ses émotions, il adopte un « faux self ».
  • Se prenant pour son « faux self », qui est basé sur sa sensation inconsciente de ne pas être ce qu’il « devrait » être, il continue à refouler sa culpabilité, sa honte toxique et sa colère légitime.
  • Pour compenser ses émotions refoulées, il développe par exemple, des attitudes de responsabilité et d’impeccabilité. Mais au même temps, il développe dysfonctionnement relationnel et il souffre de dépression, d’anxiété chronique, de troubles alimentaires, d’une faible estime de soi, etc.
  • En revanche, il idéalise le parent incestuel et il fait une introjection de son abus. Il s’agit d’un processus inconscient par lequel l’image du parent incestuel est incorporée à son « moi » psychique.
  • Il devient fidèle à ce parent. C’est-à-dire que sur le plan psychologique, il ne peut pas se séparer de lui pour acquérir sa propre individualité.
  • Il ne peut donc pas évoluer vers son autonomie psychoaffective et émotionnelle.
  • D’une manière fantasmatique, il maintient le lien du couple parental et l’ensemble familial. Il s’agit d’un rôle psychologique qui devient une charge supplémentaire pour l’enfant, particulièrement lorsque l’autre parent est dans le déni de ce qui se passe.
  • Il ressent de la colère contre le parent qui ne le défend pas du parent incestuel. Mais comme il réprime sa colère, il va lui traiter comme s’il était inférieur au parent incestuel, qui est idéalisé.
  • En fait, la dynamique familiale dysfonctionnelle influence ses réponses par des systèmes de croyances hypnotiques, non identifiés ni conscientisés par l’enfant.
  • Ses frères et sœurs ressentent de la jalousie à son égard, car ils interprètent comme de l’amour le lien malsain que le parent incestuel établit avec son enfant préféré.
« L’enfant, victime d’inceste dissimulé, n’est jamais vu pour ce qu’il est ».

 

À ce sujet, le Docteur Canadien Gabor Maté affirme :

 

« Le fait que les enfants ne sont pas vus pour ce qu’ils sont,
est la cause meilleure du traumatisme psychologique dans notre société ».

C’est-à-dire que, face aux situations qui impliquent une réponse psychoaffective, l’enfant devenu adulte réagit par les mécanismes inconscients du « personnage » infantile figé dans l’enfance.

Le célèbre pédiatre anglais devenu psychanalyste, Donald W. Winnicott a affirmé :

 

« Les enfants abusés et traumatisés n’osent pas espérer de l’amour ».

  • L’enfant victime d’inceste psychoaffectif, idéalise le parent qui abuse de lui, au point de développer la croyance que sans sa mère idéalisée ou sans son père idéalisé, il ne peut pas exister.
  • Il devient le dépositaire de la névrose ou du trouble de personnalité du parent incestuel.
  • Il s’adapte aux demandes implicites de parent qui abuse de lui.
  • Il se croit responsable du malheur du parent qui exerce l’abus incestuel sur lui.
  • Il développe des troubles alimentaires tels que la boulimie et l’anorexie.
  • Il devient dépressif, rêveur, déconnecté de son être authentique et des autres.
  • Il présente une difficulté à nouer et entretenir des amitiés et s’isole s’il se sent inférieur.
  • Il a des conflits ou tensions avec les frères et sœurs et/ou avec l’autre parent.
  • Il ne peut pas évoluer vers son autonomie psychoaffective et émotionnelle.
  • Il adoptera un « faux self » et restera figé dans une « hypnose identitaire » infantile.

Les enfants qui dans ce contexte, développent une Auto-Orientation ne tournée que vers Soi, (AOS), deviennent narcissiques dans leur vie d’adultes.

  • Dans ce cas-là, hommes ou femmes, développent un type de narcissisme introverti ou occulte. Dans mon livre « L’Enfer narcissique », « Sortez de cette folie hypnotique », vous trouverez la description de ce type de narcissiques. Cliquez ici.
  • Ces personnes souffrent d’un complexe d’infériorité, mais secrètement elles se sentent supérieures.
  • Elles ne savent pas attirer le ravitaillement narcissique que les narcissiques extrovertis soutirent aux autres pour exister, car elles ont peur de se rapprocher des autres.
  • Elles sont psycho émotionnellement rigides, perfectionnistes et se sentent blessées par la moindre critique ou par la moindre erreur commis par les autres.
  • Elles auront des problèmes relationnels parce qu’elles ont peur de l’intimité et parce qu’elles n’ont pas d’empathie.
  • Inconsciemment, elles sont toujours fidèles au parent qui les a instrumentalisées.
  • Ces personnes seront toujours célibataires et autoérotiques. Ou bien, elles n’auront que des partenaires mariés. Ou bien, elles auront des mariages de courte durée et peut-être qu’elles n’auront pas d’enfants.
  • Elles peuvent développer une dépendance aux drogues ou à l’alcool.

Les enfants qui développent une Auto-Orientation ne tournée que vers Autrui (AOA), souffrirons de dépendance affective dans leur via d’adultes. Voir l’article sur ce thème ici.

  • Ces personnes, hommes ou femmes, deviennent super-empathiques et ont des problèmes relationnels parce qu’elles se font utiliser.
  • De façon permanente, elles vivent en état de régression infantile.
  • Elles recherchent un partenaire qui agit comme le parent qui a abusé de lui. C’est-à-dire qu’elles trouvent des partenaires avec lesquels elles souffrent de leur propre dépendance affective.
  • Contrairement aux narcissiques, elles suridéalisent leur partenaire et répondent à ses demandes infantiles, car ayant été conditionnées par leur parent incestuel, elles ont un besoin compulsif de se donner à l’autre comment un objet de consumérisme.
  • Elles sont peur du rejet et développent le besoin compulsif de faire plaisir aux autres.
  • Elles ont le besoin compulsif de faire passer les besoins des autres avant les siens.
  • Elles ne savent pas écouter leurs besoins fondamentaux, surtout face aux autres.
  • Elles ne savent pas poser leurs propres limites psychoaffectives.

L’inceste psychoaffectif d’un père patriarcal et autoritaire

 

Tout au long de ma vie professionnelle, j’étais en contact avec des femmes qui avaient grandi dans un système patriarcal autoritaire. Leurs pères, qui étaient manifestement bloqués au stade narcissique de leur développement infantile, entre 1 et 4 ans, exerçaient un pouvoir sur elles et dominaient la famille. S’ils sont atteints de trouble de la personnalité narcissique, ils se positionnent comme étant supérieurs.
En réaction à leur propre doute ontologique ou doute d’être, ces parents enferment la famille dans leur monde mental et décident tout pour tous. En refoulant leur honte toxique, ils contrôlent la famille à leur gré : ils sont sévères, dominants, critiques, violents, punitifs, jaloux et terrorisants. Ils utilisent l’humiliation ou le dénigrement sans aucune empathie.

Ils imposent les règles suivantes non discutables :

  • L’obéissance aveugle.
  • La répression des émotions, hormis la peur.
  • La destruction de la volonté individuelle.
  • La répression de toute idée opposée aux siennes.

L’obéissance aveugle est considérée comme vertueuse, car elle s’inscrit dans les notions de « bien » et de « mal ». Ces pères exercent une pression psychologique sur la famille pour obtenir la soumission totale de leurs sujets. Ils prennent en grippe l’un de leurs enfants, peut-être celui qui est le préféré de sa maman. Il fait de l’une de ses filles sa compagne romantique. En montrant une préférence pour elle, ce père possessif utilise son autorité suprême pour la traiter comme si elle lui appartenait. Il attire également son attention et son amour par son côté enfantin et fragile, par sa solitude et son vide ou par son jeu de pouvoir où il se fait passer pour une victime de sa femme.

Concrètement, le père fait plusieurs choses pour posséder sa fille :

Il amène sa fille faire du shopping avec lui, ainsi qu’à faire de longues promenades sans le reste de la fratrie. Il rendre visite à sa famille avec elle pour voyager ensemble. Il l’invite à faire du bricolage ou du jardinage avec lui. Il l’invite à s’asseoir avec lui à table pendant qu’il boit son vin ou sa liqueur. Il l’amène à acheter des cadeaux et à jouer le rôle du Père Noël avec lui. S’il est un intellectuel, il parle de culture avec elle et lui lit des paragraphes entiers, excluant sa propre femme de la conversation. S’il a une maîtresse, il l’emmène pour lui rendre visite et la pousse à jouer avec ses enfants. Il crée une complicité entre eux, excluant son épouse. Il montre sa jalousie à sa fille. Il pose des questions fréquentes telles que : « À qui parles-tu ? Qu’est-ce que tu regardes ? » Il empêche sa fille d’aller à des fêtes. Il ne supporte pas de la voir parler avec des jeunes de son âge. Il la punit pour sa désobéissance et la fait se sentir coupable.

Mes clientes, victimes de l’inceste psychoaffectif, présentaient toutes les signes suivants :

  • Dans la période de l’enfance, elles ne pouvaient pas se séparer de leur père sur le plan psychoaffectif et dans leur vie d’adultes, elles sont restées bloquées dans ce lien fantasmatique.
  • Elles confondaient l’amour, avec l’instrumentalisation ou l’utilisation dont elles étaient l’objet.
  • Elles croyaient qu’elles appartenaient à leur père et qu’elles lui devaient une loyauté absolue.
  • Elles sont devenues des petites filles soumises et timides qui s’isolaient pour rêver.
  • Ou bien, elles se sont dévouées à leurs études.
  • Dans la période de l’adolescence, elles étaient subordonnées au père qui les possédait par sa jalousie et les empêchait d’avoir des relations avec des jeunes de leur âge.
  • Elles sont refoulées leur colère légitime, car elles vivaient dans la terreur des réactions de leur père. Elles ont développé une violence passive.
  • Elles se sentaient profondément coupables et honteuses d’elles-mêmes, sans savoir pourquoi.
  • Dans leur vie adulte, elles ne pouvaient pas avoir d’autres hommes que leur père, ou bien elles comparaient les hommes à leur père idéalisé.
  • Elles se jugeaient sévèrement et avaient une peur terrible du rejet.
  • Elles présentaient tous les symptômes déjà décrits antérieurement. Par exemple, l’anorexie et la boulimie.
  • Inconsciemment, elles vivaient toutes sous l’emprise de leur père, sans pouvoir s’en échapper.
  • Elles n’ont pas développé leur autonomie psychoaffective, ni leur intelligence émotionnelle.
  • Elles ne pouvaient pas poser leurs frontières psychoaffectives.
  • Elles n’écoutaient pas leurs besoins fondamentaux.

 

Le philosophe français Jean Paul Sartre a dit :

 

« La perception du monde, y compris des autres, change lorsqu’une autre personne apparaît. Nous absorbons son concept de « l’autre » dans le nôtre ».

Dans les séances que j’accompagne, mes clients entrent littéralement en transe en répétant leur histoire. En état de transe, les femmes qui présentent les signes d’inceste psychoaffectif, découvrent la demande implicite et terrifiante de leur : « Sois ma compagne ». Cette demande fantasmatique produit chez elles un reproche inconscient contre elles-mêmes, car elles ne sont pas elles-mêmes. Elles sont devenues le « discours » de leur père. Elles sont devenues l’extension du « moi » de leur père.

« Les femmes victimes d’inceste psychologique, qui souffrent de dépendance affective dysfonctionnelle, n’écoutent que la voix des autres dans leur esprit,
mais jamais elles n’écoutent la « voix » de leur Être authentique ».

Quand c’est une femme qui impose un matriarcat, les effets traumatiques sont les mêmes pour les enfants. Les garçons, sont atteints également du trouble de la personnalité narcissique. Cliquez ici pour lire un article sur le sujet.

 

L’inceste psychoaffectif d’une mère souffrant de dépendance affective

 

Des conduites similaires se présentent chez les femmes qui, souffrant de dépendance affective dysfonctionnelle, ont resté bloquées dans les deux premières étapes de leur évolution infantile, entre l’âge de zéro à 4 ans. Elles font de leurs enfants leur maman, leur papa ou leur confident(e). Ils poussent leur garçon à jouer leur le rôle de compagnon de substitution. Ou bien, elles font de leur fille leur compagne de substitution. L’enfant instrumentalisé, est utilisé pour remplir leur vide psychoaffectif et existentiel.
Concrètement, s’il s’agit de sa fille, la mère crée une relation fusionnelle avec elle. Elle peut, par exemple, dormir avec sa fille jusqu’à l’adolescence, se doucher avec elle, faire beaucoup de choses ensemble : du shopping, de longues promenades ensemble, rendre visite à sa famille et voyager avec elle. Elle peut faire de sa fille son amie et sa confidente.
S’il s’agit de son fils, la mère crée une relation fusionnelle avec lui. Peut-être qu’ils ne dormiront pas ensemble, ni ne se doucheront ensemble, mais la mère pourra se montrer nue devant lui. C’est certain, elle ferait de lui son complice et ils feront beaucoup de choses ensemble : des balades, le shopping, les visites à sa famille, des voyages ensemble, etc.

Comment se remettre de l’inceste psychoaffectif ?

Albert Ellis, fondateur de la thérapie rationnelle émotive et précurseur des thérapies cognitives comportementales a dit :

 

« Le vécu d’un enfant ne provoque aucune réaction émotionnelle spécifique.
C’est le système de croyances de l’individu qui produit ses réactions
».

Se remettre d’une relation abusive n’est pas quelque chose que vous pouvez faire seul(e). Surtout au départ, vous avez besoin d’être accompagné(e) pour comprendre votre système de croyances, ainsi que les mécanismes qui contrôlent votre vie.

Le psychiatre et psychanalyste américain Harry Stack Sullivan a dit :

 

« Les gens sont des produits de leur environnement ».

Cela dit, il est important de savoir à quel type de système dysfonctionnel vous avez appartenu dans l’enfance et quel type de conditionnement s’est établi en vous à partir de ce système familial.

L’écrivain Boris Cyrulnik né à Bordeaux en 1937, a dit :

 

« Le traumatisme se compose de la blessure et de la représentation de la blessure.
Les interprétations des événements, transmisses par les adultes aux enfants,
constituent l’expérience post-traumatique la plus dommageable pour les enfants.
Ces interprétations sont plus dommageables et accablantes que l’expérience elle-même
».

Pour vous libérer des symptômes générés par l’inceste psychoaffectif, il est indispensable de remettre en question le « personnage » que vous « croyez » être.

Fritz Perls, fondateur de la Gestalt-thérapie a dit :

 

« Le sens de la réalité est créé par la façon dont nous voyons et percevons
nos expériences, et non par les événements eux-mêmes
 ».

Pour vous réveiller de votre « hypnose identitaire » il est essentiel de transcender les points de vue et les perceptions de la réalité, du « personnage » adopté dans l’enfance. Pour cela, vous devez investiguer « ses » croyances, « ses » perceptions, « ses » distorsions cognitives, toutes figées dans votre psychisme depuis la petite enfance. Pour évoluer vers votre Autonomie psychoaffective et émotionnelle, il est essentiel de tourner votre attention vers l’Être authentique que vous êtes. C’est un processus de déshypnose qui vous permettra de ressentir la joie simple d’être, dans toutes les circonstances de votre vie et en temps présent.